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        <title>nota bene - lu_il_y_a_peu</title>
        <description>notes d'une mère de famille , d'une épouse , d'une femme trentenaire</description>
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        <lastBuildDate>Wed, 20 Aug 2008 11:05:15 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Journal d'hirondelle</title>
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                <author>noreply@ (sandralou)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 22 Jul 2008 14:48:00 +0200</pubDate>
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                     100 % &lt;img name=&quot;media-1133593&quot; src=&quot;http://notabene.hautetfort.com/media/00/02/1453323994.4.jpg&quot; alt=&quot;IMG_0001.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1133593&quot; /&gt;Amélie Nothomb . Controversée naturellement : &lt;a href=&quot;http://livres.fluctuat.net/blog/7829-amelie-nothomb-journal-d-hirondelle.html&quot;&gt;http://livres.fluctuat.net/blog/7829-amelie-nothomb-journal-d-hirondelle.html&lt;/a&gt; 
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                <title>A l'ouest</title>
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                <author>noreply@ (sandralou)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 22 Jul 2008 14:45:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://notabene.hautetfort.com/media/01/01/289377290.jpg&quot; alt=&quot;IMG_0002.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1133584&quot; /&gt;Pour moi Olivier Adam c'est le Zola contemporain !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Encore des vies de merde avec des anti-héros .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut aimer lire en gris .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Moi j'aime bien , je ne saurais&amp;nbsp;dire pourquoi , peut-être que je me sens plus vivante en lisant des destins tragiques , absurdes surtout .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On plonge dans&amp;nbsp; cette famille monoparentale , monotone , sans valeurs , sans repères , sans horaires ,&amp;nbsp;&amp;nbsp;sans joie surtout , une famille malheureuse et aux bras ballants.&amp;nbsp;On sait qu'ils ne remonteront pas la pente&amp;nbsp;, on le pressent .&amp;nbsp;&amp;nbsp;Marie , la mère, Antoine et Camille , les enfants adolescents , vivent ensemble mais désunis , isolés les uns des autres , étrangers . Lui ne va plus à l'école, il boit, fume, vomit et passe ses journées à dormir, marcher sans but , il revoit et harcèle son ex&amp;nbsp;, jeune vendeuse en boulangerie , lui en raconte &amp;nbsp;pour tenter de l'embarquer avec lui&amp;nbsp;. Camille est murée dans un silence glaçant, elle est transparente, elle s'inquiète pour ceux qu'elle aime, pleure dans sa chambre et prie en silence. Leur mère a décidé de prendre le large aussi , c'est la plus lasse des trois , la plus stupéfiante de déraison . Olivier Adam décrit ici encore&amp;nbsp;&amp;nbsp;une mère paumée qui ne saurait sauver ses enfants , &quot;l'anti-louve&quot; , une mère dénaturée&amp;nbsp;, et il l'affuble d'un prénom de sainte pour en faire une martyre des temps modernes&amp;nbsp; .&amp;nbsp;Et c'est encore une fois la fille qui est la plus clairvoyante , qui morfle le plus par conséquent . Seul le fils a quelques soubresauts de révolte , d'envie de s'en sortir . Mais il est trop con de toute façon ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Zola , j'vous dis !&lt;/p&gt; 
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                <title>Le dernier frère</title>
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                <author>noreply@ (sandralou)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 01 Jul 2008 13:28:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p class=&quot;N12 txtC40&quot;&gt;( source : Evene )&quot;&lt;img src=&quot;http://notabene.hautetfort.com/media/02/01/506820106.jpg&quot; alt=&quot;9782879295695.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1102005&quot; /&gt;Lorsque David lui apparaît en rêve, Raj se retrouve projeté dans son enfance. Le camp de Mapou, à l'île Maurice où il est né, le père, coupeur de cannes, à la violence trop prévisible, la tendresse maternelle, les jeux près de la rivière, le soleil brûlant, les pluies diluviennes. Un bonheur fragile balayé par un cyclone : ses frères disparaissent dans un torrent de boue. La famille décimée quitte Mapou pour la ville, s'installe dans une maison en dur et dans un quotidien moins précaire depuis que le père travaille à la prison où vivent de mystérieux réfugiés. Le 26 décembre 1940, l'Atlantic a accosté à Port-Louis avec, à bord, quelque 1.500 Juifs , refoulés de Palestine&amp;nbsp; et déportés à l'île Maurice, alors colonie britannique. A cette époque Raj ignore tout du monde et des tragédies qui s'y déroulent. Lorsqu'il aperçoit David dans lacour , il décide que celui-ci deviendra son ami .&quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;N12 txtC40&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;N12 txtC40&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;N12 txtC40&quot;&gt;On ne comprend pas tout de suite de quoi il s'agit , on ne s'imagine pas que l'histoire se passe sur l'île Maurice , aujourd'hui destination prisée pour des vacances ou une &amp;nbsp;lune de miel , ici île sale , boueuse , meurtrière , &amp;nbsp;on&amp;nbsp;n'est pas certain que les prisonniers de cette prison soient des Juifs , on pense à des fous d'abord , on découvre , on nomme , &amp;nbsp;en même temps que l'enfant .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;N12 txtC40&quot;&gt;Un livre d'une grande tristesse . Un ton sobre comme j'aime .&lt;/p&gt; 
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                <title>Axel et Joséphine</title>
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                <author>noreply@ (sandralou)</author>
                                                <category>moi aimer lire</category>
                                                <pubDate>Mon, 09 Jun 2008 10:49:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Axel et Joséphine&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Alain Gagnol .&lt;img name=&quot;media-1059818&quot; src=&quot;http://notabene.hautetfort.com/media/01/00/958180113.jpg&quot; alt=&quot;resize.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1059818&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est comme l'envers , l'explication historique d'un fait divers , un fait divers avec du sang , des cadavres congelés puis brûlés ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela raconte comment deux personnes normales en viennent à faire des trucs de plus en plus fous , à commettre des actes criminels . Tantôt c'est Axel le narrateur , tantôt c'est Joséphine la narratrice . Le lecteur les écoute ainsi&amp;nbsp; justifier et préméditer&amp;nbsp;leurs &amp;nbsp;actes criminels . C'est elle qui l'emmène dans sa folie .&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela raconte la perte de contrôle , le dérapage de deux personnes qui s'aiment . Ils n'auraient sans doute pas commis toutes ces monstruosités s'il n'avaient pas été unis par l'amour , s'ils n'avaient pas été mus par leur volonté de rester ensemble .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La passion dans son aspect le plus terrifiant . Aimer au point de&amp;nbsp;perdre la raison , le sens du Bien et du Mal .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un livre qui fait peur . Un livre qui m'a fait peur .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Axel et Joséphine&lt;!-- finde_surligneconditionnel --&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;surtitre&quot;&gt;&lt;!-- debut_surligneconditionnel --&gt;&lt;font style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;em&gt;Alain Gagnol (Le Cherche Midi)&lt;!-- finde_surligneconditionnel --&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;font style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;em&gt;lundi 12 avril 2004.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;line-height: 0em&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;!-- Bug Mozilla http://bugzilla.mozilla.org/show_bug.cgi?id=200510 --&gt; &lt;div class=&quot;encart&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;!-- debut_surligneconditionnel --&gt;&lt;font style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;em&gt;Tout va très vite chez Alain Gagnol. On ne comprend pas vraiment comment les choses s’enchaînent, mais une fois le premier domino poussé, tout s’accélère et dégringole à vitesse grand V. Un simple adultère, une déprime, un meurtre accidentel, un amour impossible, et une escalade dans l’horreur. Axel et Joséphine ne maîtrisent rien, ou presque. Ils ne sont que de gentilles marionnettes qui jamais ne pensent à mal, mais un élément entraînant l’autre, que voulez-vous… Bien sûr, il leur arrive de ne pas vraiment faire le bon choix, de croire pouvoir domestiquer leur destin. Qu’importe en fait. Tout se joue sur des petits riens. L’improbable tandem s’enfonce inexorablement. Toute la force de Gagnol est là&amp;nbsp;: il flirte avec l’invraisemblable, mais réussit pourtant à embarquer son lecteur dans l’aventure, sans s’embarrasser de fioritures, avec une économie d’effets qui sert parfaitement son projet. On dévore cette chronique amère qui laisse forcément un goût de cendre (voir le final), et on se dit que oui, décidément, ce Gagnol est un des auteurs français actuels de tout premier ordre.&lt;!-- finde_surligneconditionnel --&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>petite anthologie de la cigale</title>
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                <author>noreply@ (sandralou)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 28 May 2008 11:16:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://notabene.hautetfort.com/media/00/01/324113975.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1038744&quot; src=&quot;http://notabene.hautetfort.com/media/00/01/324113975.jpg&quot; alt=&quot;324113975.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1038744&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Voici un petit livre carré qui m'a été offert par ma belle-mère , &amp;nbsp;exilée depuis 10 ans à Hyères -les-palmiers , en souvenir d'un été ou nous avions loué un&amp;nbsp;&amp;nbsp; bastidon tout blanc , perdu dans les vignes rouges , et ou les enfants avaient ramassé des mues de cigales que nous avons conservées dans des petites verrines . Je trouve la cigale bien&amp;nbsp;sympathique &amp;nbsp;, elle respecte le couvre-feu et donc mes nuits ! Par contre les maous céramiques de cigales jaunes et noires &quot;épinglées&quot;&amp;nbsp; sur les façades c'est beurk à mes yeux ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cicada ego sum&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne vis que quelques semaines à l'air libre après avoir passé des années entières sous terre . Les Grecs bien que me vénérant m'ont emprisonnée. J'ai été calomniée par des fabulistes avant de séduire les félibres . Les scientifiques ne cessent de m'observer avec passion . Van Gogh m'a dessinée . Racine , Balzac , Hugo et Valéry m'ont évoquée .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Musicienne des étés de Provence ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;je suis la Cigale&lt;/strong&gt; !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est un clin d'oeil à une cigale aux babillages profonds ...&amp;nbsp;dont j'ai infesté&amp;nbsp; le blog de mes longs commentaires ... &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Darling</title>
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                <author>noreply@ (sandralou)</author>
                                                <category>moi aimer lire</category>
                                                <pubDate>Fri, 25 Apr 2008 09:54:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div class=&quot;listcontent&quot;&gt; &lt;div class=&quot;listcontent-decorator1&quot;&gt; &lt;div class=&quot;listcontent-decorator2&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Darling&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; de Jean Teulé .&lt;img name=&quot;media-985603&quot; src=&quot;http://notabene.hautetfort.com/media/00/00/1794129048.jpg&quot; alt=&quot;189108300.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-985603&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;u&gt;Teulé nous explique ici comment l'idée d'écrire ce livre&amp;nbsp; lui est venue&lt;/u&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&quot;Un jour, en juin 97, il devait être 11h 30 du matin et j'étais dans mon bureau à Canal+ lorsqu'on m'a appelé de la réception. La standardiste m'a dit qu'il y avait, dans le hall, une fermière qui ne voulait absolument pas en partir avant de m'avoir vu et raconté sa vie. La standardiste m'a aussi demandé si je voulais la rencontrer parce que, sinon, il allait falloir qu'elle prévienne la sécurité afin que la fermière reparte car &quot;elle fout la honte dans le hall&quot;. Une fermière qui fout la honte dans le hall de Canal, moi, forcément, ça m'a fait rire alors je suis descendu. Et comme j'ai senti qu'elle gênait effectivement tout le monde et que ça allait être l'heure du déjeuner, je l'ai invitée dans un petit restaurant derrière Canal. Et là, elle a commencé à me parler de son existence... Et j'ai été tellement stupéfait par ce que m'a raconté cette femme, qu'au milieu du repas, j'avais pris la décision d'arrêter la télé pour écrire le roman de sa vie. Et le roman de la vie de Darling, c'est quelque chose...&quot; (Jean Teulé)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &quot;Curieusement affublée, elle semblait sortir d'un sketch des Deschiens mais son regard, sa démarche et son assurance gouailleuse intriguèrent l'écrivain.&lt;br /&gt; Elle dit s'appeler Darling, vouloir raconter son histoire afin qu'il en tire un livre. Elle estimait qu'ils rendraient tous les deux un grand service à leurs contemporains en montrant qu'on peut toujours s'en sortir en dépit de la violence et des catastrophes qui vous tombent sur la tête.&lt;br /&gt; En écoutant le récit de Darling, Jean Teulé a entendu l'éternelle lamentation de ceux qui traversent les déserts abominables des vies sans affection, sans respect, sans ressource. Mais il a discerné aussi la voix d'une personnalité étonnante, la voix d'une femme capable de dévisager le malheur avec insolence et d'en parler avec des mots étonnamment justes. De son frère, mort bizarrement dans un accident de la route, elle dira : Quand je l'ai vu, la tête transpercée par une barre de fer tombée d'un camion, j'ai trouvé qu'il ressemblait à un joueur de baby-foot.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;Mes impressions&amp;nbsp;&lt;/u&gt;:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai lu , j'ai plongé avec les yeux mais aussi avec le nez et les oreilles&amp;nbsp;dans &amp;nbsp;la merde de Darling . J'ai lu cette succession interminable de tortures physiques et morales , d'humiliations . J'ai frissonné d'horreur , de dégoût , je me suis sentie mal à l'aise&amp;nbsp;. Je me suis demandée &quot;pourquoi donc je m'infligeais cette lecture ?!&quot;.&lt;br /&gt; J'ai eu&amp;nbsp; plusieurs fois envie &amp;nbsp;de refermer ce livre pour ne plus jamais l'ouvrir,&amp;nbsp; de le balancer à la poubelle&amp;nbsp;parmi les détritus parce que ce livre il est plein de crasse et de détritus ... humains aussi. Je me suis sentie mal à l'aise&amp;nbsp;face à une&amp;nbsp;Darling à la naiveté inébranlable , une Darling qui en chie dès la naissance et qui va de&amp;nbsp;coup en coup ,&amp;nbsp; continue de manière presque impassible&amp;nbsp;sa&amp;nbsp;route , sans comprendre qu'elle fait fausse route , qu'elle va se faire encore avoir , encore se faire battre &amp;nbsp;. Oui sa naiveté , sa confiance en des jours meilleurs , le fait qu'elle se relève à chaque fois comme un culbuto &amp;nbsp;est trés perturbant .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donc un livre dont je trouve l'histoire monstrueuse et monstrueusement racontée ! Car en plus Teulé narre de manière trés détachée , genre plus Darling se fait violenter plus il est goguenard ... &quot;En plus&quot; ou heureusement , je ne sais pas ... parce qu'on a envie que ce bouquin soit une farce ! Une blague . Non , ça se peut pas une femme qui se fait violer , pisser et chier dessus ( au sens propre ! ) par son mari et ses copains , pour n'évoquer que cela ... , qui s'effondre sur place&amp;nbsp; et reprend vaillamment son repassage le lendemain !&lt;br /&gt; Les scènes hard corps ( hardcore ) &amp;nbsp;ne sont pas forcément les plus dures . La terrible misère intellectuelle , affective&amp;nbsp;des personnages est affolante . La naissance d'un enfant , sa présence&amp;nbsp;est ahurissante et angoissante .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un livre que je ne lirai pas deux fois mais que je ne regrette pas d'avoir réussi à finir car c'est après l'avoir lu que je me suis&amp;nbsp;documenté et que j'ai appris comment et d'ou il était né . &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vais me procurer et lire le dernier Teulé :&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le magasin des suicides&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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                <title>Chicken street</title>
                <link>http://notabene.hautetfort.com/archive/2008/03/28/chicken-street.html</link>
                <author>noreply@ (sandralou)</author>
                                                <category>moi aimer lire</category>
                                                <pubDate>Fri, 28 Mar 2008 13:41:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;img name=&quot;media-927963&quot; src=&quot;http://notabene.hautetfort.com/media/00/02/1819464308.jpg&quot; alt=&quot;1280382181.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-927963&quot; /&gt; Lu , relu et encore relu&amp;nbsp;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici ce qu'en dit Louis :&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://iledeserte.blogspirit.com/archive/2006/07/23/chicken-street-par-amanda-sthers.html&quot;&gt;http://iledeserte.blogspirit.com/archive/2006/07/23/chicken-street-par-amanda-sthers.html&lt;/a&gt;&amp;nbsp;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Moi j'ai à chaque fois envie d'étriper la femme de l'Américain . Comme pour un film tragique que je regarde pour la troisième fois , j'espère une fin meilleure &amp;nbsp;, je crie :&quot; non , non , NON !!!!!!!! &quot; , &amp;nbsp;trés fort dans ma tête&amp;nbsp;, &amp;nbsp;mais les personnages ne m'entendent pas .Et c'est bien comme ça .&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://notabene.hautetfort.com/archive/2008/03/13/des-bibliothequaires.html</guid>
                <title>des bibliothéquaires</title>
                <link>http://notabene.hautetfort.com/archive/2008/03/13/des-bibliothequaires.html</link>
                <author>noreply@ (sandralou)</author>
                                                <category>moi aimer lire</category>
                                                <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 12:37:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Mes commentaires ne lui ont pas plu . J'ai suggéré, &amp;nbsp;poliment , &amp;nbsp;à une bibliothéquaire qui tient un blog de ses lectures , de mettre des guillemets autour des résumés ou des louanges émanant de la presse ,&amp;nbsp;qu'elle s'est juste donné le mal de&amp;nbsp; prélever&amp;nbsp; au dos des bouquins ... pis de copier-coller-torcher .&amp;nbsp;Ben , elle m'a annihilée , vexée la dinde qui sait lire&amp;nbsp;&amp;nbsp;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme quoi les bibliothéquaires n'ont pas plus de choses à dire que les garagistes ( ou les nounous ! ) sur leurs lectures choisies .Celle-là était juste bonne à lire des codes-barres !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela étant écrit , j'aime les bibliothéquaires , les autres , pas celles qui pompent juste et descendent en flèche&amp;nbsp;un Olivier Adam , par exemple .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est pourtant raide de devenir&amp;nbsp;bibliothéquaire maintenant . J'ai lorgné sur le concours de documentaliste et aussi sur celui, &amp;nbsp;plus modeste , d'aide -bibliothèquaire , ben&amp;nbsp;faut &amp;nbsp;bûcher !&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>tiré de Mal de pierres</title>
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                <author>noreply@ (sandralou)</author>
                                                <category>moi aimer lire</category>
                                                <pubDate>Fri, 29 Feb 2008 14:58:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;p 58 Extrait savoureux , inattendu dans ce livre , donc encore plus délicieux .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot; La proie : l'homme capture la femme , nue , dans un filet de pêcheur ou il pratique une fente juste pour la pénétrer .C'est son poisson . Il la touche partout , mais ne sent que ses formes , pas sa peau .L'esclave : dans la baignoire , il se fait laver et caresser par elle , les seins nus qu'elle lui tend pour qu'il les morde , sans oser le regarder . La geisha : il se fait simplement raconter des histoires qui le distraient de ses problèmes quotidiens et il n'est pas dit qu'il y ait passage à l'acte . Le déjeuner : elle s'allonge , l'homme pose de la nourriture sur elle comme sur une table , par exemple un fruit dans son vagin ou de la confiture sur ses seins , oude la sauce , ou de la crème patissière , et il mange tout . La petite fille : c'est lui qui la lave dans la baignoire avec beaucoup de mousse , il passe bien partout et elle , par gratitude , le prendra dans sa bouche . La muse : il la photographie dans les poses les plus obscènes, les cuisses ouvertes pendant qu'elle se masturbe et agace ses tétons .La femme chienne : vêtue d'un porte-jarretelles , elle apporte le journal dans sa bouche à l'homme qui lui caresse le sexe par-derrière , ou les cheveux , ou les oreilles , et lui dit bonne chienne . La servante : ellelui apporte son café&amp;nbsp; au lit dans une tenue modeste mais qui montre presque complètement ses seins , qu'elle se laisse traire , puis elle monte sur la commode pour faire le ménage et elle n'a pas de culotte . La paresseuse : elle est attachée sur le lit parce qu'on doit la punir avec la ceinture , mais grand-père ne lui faisait jamais vraiment mal . Grand-mère s'en était toujours magnifiquement sortie et après chaque prestation son mari lui disait combien ça aurait coûté en maison (...)&quot;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Mal de pierres</title>
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                <author>noreply@ (sandralou)</author>
                                                <category>moi aimer lire</category>
                                                <pubDate>Wed, 27 Feb 2008 11:45:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;img name=&quot;media-871177&quot; src=&quot;http://notabene.hautetfort.com/media/02/01/632639478.jpg&quot; alt=&quot;314700350.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-871177&quot; /&gt;&quot; Grand-mère connut le Rescapé à l'automne 1950.C'était la première fois qu'elle quittait Cagliari pour aller sur le continent . Elle approchait des quarante ans sans enfants , car son &lt;em&gt;mali de is perdas&lt;/em&gt; , le mal de pierres , avait interrompu toutes ses grossesses .On l'avait donc envoyée en cure thermale , dans son manteau droit et ses bottines à lacets , munie de la valise avec laquelle son mari , fuyant les bombardements , était arrivé dans leur village .&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mal de pierres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;de Milena Agus&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;N20 txtC40 txtArialBlack txtCond100&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot; color=&quot;#1B3E3E&quot; face=&quot;Arial Black&quot;&gt;La critique&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FFFFFF&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial Black&quot;&gt;&lt;span class=&quot;N20 txtBlc txtArialBlack txtCond100&quot;&gt;[evene]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;http://image.evene.fr/img/base/note_evene.gif&quot; alt=&quot;La note evene : 5/5&quot; /&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;http://image.evene.fr/img/base/etoile_rg5.gif&quot; alt=&quot;La note evene : 5/5&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#336666&quot;&gt;&lt;span class=&quot;B11 txtC30&quot;&gt;par Cécile Quéniart&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;N12 txtC40&quot;&gt;Pour son deuxième roman - le premier traduit en français -, Milena Agus livre un véritable petit (par le nombre de pages) bijou, doré à l'or fin. Cette auteur italienne qui aime dire de sa famille qu'ils sont &quot;sardes depuis le paléolithique&quot;, vit, travaille et écrit en Sardaigne. C'est également là qu'elle situe son drôle de roman, 'Mal de pierres', au titre aussi énigmatique que son héroïne. Celle-ci souffre de calculs rénaux, mais c'est l'arbre qui cache la forêt. A presque trente ans, elle n'est toujours pas mariée, autant dire une presque vieille fille en ce début des années quarante. Pourtant, un prétendant un peu plus motivé que les autres finira par l'épouser, mais sans amour, ni d'un côté ni de l'autre. Et puis on comprend petit à petit, au détour d'un mot plus explicite que les autres, qu'elle est un peu &quot;dérangée&quot;, à côté de la plaque, fantasque. Loin de faire d'elle une marginale, ce mal la rend attachante, bouleversante de sensualité et de justesse retenue, car celle qui voit dans l'amour &quot;la chose la plus importante&quot; finit par le trouver, et c'est cette histoire qu'elle écrit dans un petit cahier noir à tranche rouge, retrouvé par sa petite-fille, narratrice de toute cette saga familiale.&lt;br /&gt; Avec une liberté de ton et une écriture délicieusement irrévérencieuse, Milena Agus dresse un portrait de femme sensible, sans cesse tiraillée entre la raideur d'une société conventionnelle et la légèreté avec laquelle elle semble avoir réenchanté sa propre vie. Jusqu'à la dernière page, Milena Agus entretient le mystère de cette femme à travers un récit à deux voix - celle de l'héroïne et celle de sa petite-fille -, mais &quot;que pouvons-nous savoir, vraiment, même des personnes les plus proches&quot; ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;N12 txtC40&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;N12 txtC40&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et avec mes mots à moi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;N12 txtC40&quot;&gt;&lt;strong&gt;Je n'ai jamais aimé rendre&amp;nbsp; copie sur un texte , un poème , un livre , un film . Pourtant je suis indéniablement une &quot;littéraire&quot; . Au sens ou ( avec accent mais je n'ai jamais trouvé l'astuce sur le clavier ) &amp;nbsp;mon plaisir&amp;nbsp;, ma douleur , ma perception du monde , passent &amp;nbsp;par les mots &amp;nbsp;, exigent d'être mis en mots .&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;N12 txtC40&quot;&gt;&lt;strong&gt;J'ai aimé follement ce livre , cette femme &quot;toujours en décalage , toujours à contretemps, toujours à côté de sa propre vie &quot; .&amp;nbsp;Ce &quot;mal de pierres&quot; , c' une jolie métaphore vivante , la folle tristesse de cette femme qui se manifeste physiquement par des calculs rénaux ,&amp;nbsp;ce mal d'être qui se manifeste par ce mal au corps ... je connais bien , je suis une migraineuse de la vie .&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;N12 txtC40&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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