01.07.2008
Le dernier frère
( source : Evene )"
Lorsque David lui apparaît en rêve, Raj se retrouve projeté dans son enfance. Le camp de Mapou, à l'île Maurice où il est né, le père, coupeur de cannes, à la violence trop prévisible, la tendresse maternelle, les jeux près de la rivière, le soleil brûlant, les pluies diluviennes. Un bonheur fragile balayé par un cyclone : ses frères disparaissent dans un torrent de boue. La famille décimée quitte Mapou pour la ville, s'installe dans une maison en dur et dans un quotidien moins précaire depuis que le père travaille à la prison où vivent de mystérieux réfugiés. Le 26 décembre 1940, l'Atlantic a accosté à Port-Louis avec, à bord, quelque 1.500 Juifs , refoulés de Palestine et déportés à l'île Maurice, alors colonie britannique. A cette époque Raj ignore tout du monde et des tragédies qui s'y déroulent. Lorsqu'il aperçoit David dans lacour , il décide que celui-ci deviendra son ami ."
On ne comprend pas tout de suite de quoi il s'agit , on ne s'imagine pas que l'histoire se passe sur l'île Maurice , aujourd'hui destination prisée pour des vacances ou une lune de miel , ici île sale , boueuse , meurtrière , on n'est pas certain que les prisonniers de cette prison soient des Juifs , on pense à des fous d'abord , on découvre , on nomme , en même temps que l'enfant .
Un livre d'une grande tristesse . Un ton sobre comme j'aime .
13:28 Publié dans lu il y a peu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nathacha appanah
09.06.2008
Axel et Joséphine
Axel et Joséphine de Alain Gagnol .
C'est comme l'envers , l'explication historique d'un fait divers , un fait divers avec du sang , des cadavres congelés puis brûlés ...
Cela raconte comment deux personnes normales en viennent à faire des trucs de plus en plus fous , à commettre des actes criminels . Tantôt c'est Axel le narrateur , tantôt c'est Joséphine la narratrice . Le lecteur les écoute ainsi justifier et préméditer leurs actes criminels . C'est elle qui l'emmène dans sa folie .
Cela raconte la perte de contrôle , le dérapage de deux personnes qui s'aiment . Ils n'auraient sans doute pas commis toutes ces monstruosités s'il n'avaient pas été unis par l'amour , s'ils n'avaient pas été mus par leur volonté de rester ensemble .
La passion dans son aspect le plus terrifiant . Aimer au point de perdre la raison , le sens du Bien et du Mal .
Un livre qui fait peur . Un livre qui m'a fait peur .
Axel et Joséphine
lundi 12 avril 2004.
10:49 Publié dans lu il y a peu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : polar, alain gagnol, axel et josephine, littérature
28.05.2008
petite anthologie de la cigale
Voici un petit livre carré qui m'a été offert par ma belle-mère , exilée depuis 10 ans à Hyères -les-palmiers , en souvenir d'un été ou nous avions loué un bastidon tout blanc , perdu dans les vignes rouges , et ou les enfants avaient ramassé des mues de cigales que nous avons conservées dans des petites verrines . Je trouve la cigale bien sympathique , elle respecte le couvre-feu et donc mes nuits ! Par contre les maous céramiques de cigales jaunes et noires "épinglées" sur les façades c'est beurk à mes yeux ...
Cicada ego sum
Je ne vis que quelques semaines à l'air libre après avoir passé des années entières sous terre . Les Grecs bien que me vénérant m'ont emprisonnée. J'ai été calomniée par des fabulistes avant de séduire les félibres . Les scientifiques ne cessent de m'observer avec passion . Van Gogh m'a dessinée . Racine , Balzac , Hugo et Valéry m'ont évoquée .
Musicienne des étés de Provence ...
je suis la Cigale !
C'est un clin d'oeil à une cigale aux babillages profonds ... dont j'ai infesté le blog de mes longs commentaires ...
11:16 Publié dans lu il y a peu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cigale, livre
25.04.2008
Darling
Darling de Jean Teulé .
Teulé nous explique ici comment l'idée d'écrire ce livre lui est venue : "Un jour, en juin 97, il devait être 11h 30 du matin et j'étais dans mon bureau à Canal+ lorsqu'on m'a appelé de la réception. La standardiste m'a dit qu'il y avait, dans le hall, une fermière qui ne voulait absolument pas en partir avant de m'avoir vu et raconté sa vie. La standardiste m'a aussi demandé si je voulais la rencontrer parce que, sinon, il allait falloir qu'elle prévienne la sécurité afin que la fermière reparte car "elle fout la honte dans le hall". Une fermière qui fout la honte dans le hall de Canal, moi, forcément, ça m'a fait rire alors je suis descendu. Et comme j'ai senti qu'elle gênait effectivement tout le monde et que ça allait être l'heure du déjeuner, je l'ai invitée dans un petit restaurant derrière Canal. Et là, elle a commencé à me parler de son existence... Et j'ai été tellement stupéfait par ce que m'a raconté cette femme, qu'au milieu du repas, j'avais pris la décision d'arrêter la télé pour écrire le roman de sa vie. Et le roman de la vie de Darling, c'est quelque chose..." (Jean Teulé)
"Curieusement affublée, elle semblait sortir d'un sketch des Deschiens mais son regard, sa démarche et son assurance gouailleuse intriguèrent l'écrivain.
Elle dit s'appeler Darling, vouloir raconter son histoire afin qu'il en tire un livre. Elle estimait qu'ils rendraient tous les deux un grand service à leurs contemporains en montrant qu'on peut toujours s'en sortir en dépit de la violence et des catastrophes qui vous tombent sur la tête.
En écoutant le récit de Darling, Jean Teulé a entendu l'éternelle lamentation de ceux qui traversent les déserts abominables des vies sans affection, sans respect, sans ressource. Mais il a discerné aussi la voix d'une personnalité étonnante, la voix d'une femme capable de dévisager le malheur avec insolence et d'en parler avec des mots étonnamment justes. De son frère, mort bizarrement dans un accident de la route, elle dira : Quand je l'ai vu, la tête transpercée par une barre de fer tombée d'un camion, j'ai trouvé qu'il ressemblait à un joueur de baby-foot."
Mes impressions :
J'ai lu , j'ai plongé avec les yeux mais aussi avec le nez et les oreilles dans la merde de Darling . J'ai lu cette succession interminable de tortures physiques et morales , d'humiliations . J'ai frissonné d'horreur , de dégoût , je me suis sentie mal à l'aise . Je me suis demandée "pourquoi donc je m'infligeais cette lecture ?!".
J'ai eu plusieurs fois envie de refermer ce livre pour ne plus jamais l'ouvrir, de le balancer à la poubelle parmi les détritus parce que ce livre il est plein de crasse et de détritus ... humains aussi. Je me suis sentie mal à l'aise face à une Darling à la naiveté inébranlable , une Darling qui en chie dès la naissance et qui va de coup en coup , continue de manière presque impassible sa route , sans comprendre qu'elle fait fausse route , qu'elle va se faire encore avoir , encore se faire battre . Oui sa naiveté , sa confiance en des jours meilleurs , le fait qu'elle se relève à chaque fois comme un culbuto est trés perturbant .
Donc un livre dont je trouve l'histoire monstrueuse et monstrueusement racontée ! Car en plus Teulé narre de manière trés détachée , genre plus Darling se fait violenter plus il est goguenard ... "En plus" ou heureusement , je ne sais pas ... parce qu'on a envie que ce bouquin soit une farce ! Une blague . Non , ça se peut pas une femme qui se fait violer , pisser et chier dessus ( au sens propre ! ) par son mari et ses copains , pour n'évoquer que cela ... , qui s'effondre sur place et reprend vaillamment son repassage le lendemain !
Les scènes hard corps ( hardcore ) ne sont pas forcément les plus dures . La terrible misère intellectuelle , affective des personnages est affolante . La naissance d'un enfant , sa présence est ahurissante et angoissante .
Un livre que je ne lirai pas deux fois mais que je ne regrette pas d'avoir réussi à finir car c'est après l'avoir lu que je me suis documenté et que j'ai appris comment et d'ou il était né .
Je vais me procurer et lire le dernier Teulé : Le magasin des suicides .
09:54 Publié dans lu il y a peu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : darling, jean teulé, littérature
28.03.2008
Chicken street
Lu , relu et encore relu .
Voici ce qu'en dit Louis : http://iledeserte.blogspirit.com/archive/2006/07/23/chick... .
Moi j'ai à chaque fois envie d'étriper la femme de l'Américain . Comme pour un film tragique que je regarde pour la troisième fois , j'espère une fin meilleure , je crie :" non , non , NON !!!!!!!! " , trés fort dans ma tête , mais les personnages ne m'entendent pas .Et c'est bien comme ça .
13:41 Publié dans lu il y a peu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, amanda sthers
13.03.2008
des bibliothéquaires
Mes commentaires ne lui ont pas plu . J'ai suggéré, poliment , à une bibliothéquaire qui tient un blog de ses lectures , de mettre des guillemets autour des résumés ou des louanges émanant de la presse , qu'elle s'est juste donné le mal de prélever au dos des bouquins ... pis de copier-coller-torcher . Ben , elle m'a annihilée , vexée la dinde qui sait lire .
Comme quoi les bibliothéquaires n'ont pas plus de choses à dire que les garagistes ( ou les nounous ! ) sur leurs lectures choisies .Celle-là était juste bonne à lire des codes-barres !
Cela étant écrit , j'aime les bibliothéquaires , les autres , pas celles qui pompent juste et descendent en flèche un Olivier Adam , par exemple .
C'est pourtant raide de devenir bibliothéquaire maintenant . J'ai lorgné sur le concours de documentaliste et aussi sur celui, plus modeste , d'aide -bibliothèquaire , ben faut bûcher !
12:37 Publié dans lu il y a peu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livres, résumé, impressions
29.02.2008
tiré de Mal de pierres
p 58 Extrait savoureux , inattendu dans ce livre , donc encore plus délicieux .
" La proie : l'homme capture la femme , nue , dans un filet de pêcheur ou il pratique une fente juste pour la pénétrer .C'est son poisson . Il la touche partout , mais ne sent que ses formes , pas sa peau .L'esclave : dans la baignoire , il se fait laver et caresser par elle , les seins nus qu'elle lui tend pour qu'il les morde , sans oser le regarder . La geisha : il se fait simplement raconter des histoires qui le distraient de ses problèmes quotidiens et il n'est pas dit qu'il y ait passage à l'acte . Le déjeuner : elle s'allonge , l'homme pose de la nourriture sur elle comme sur une table , par exemple un fruit dans son vagin ou de la confiture sur ses seins , oude la sauce , ou de la crème patissière , et il mange tout . La petite fille : c'est lui qui la lave dans la baignoire avec beaucoup de mousse , il passe bien partout et elle , par gratitude , le prendra dans sa bouche . La muse : il la photographie dans les poses les plus obscènes, les cuisses ouvertes pendant qu'elle se masturbe et agace ses tétons .La femme chienne : vêtue d'un porte-jarretelles , elle apporte le journal dans sa bouche à l'homme qui lui caresse le sexe par-derrière , ou les cheveux , ou les oreilles , et lui dit bonne chienne . La servante : ellelui apporte son café au lit dans une tenue modeste mais qui montre presque complètement ses seins , qu'elle se laisse traire , puis elle monte sur la commode pour faire le ménage et elle n'a pas de culotte . La paresseuse : elle est attachée sur le lit parce qu'on doit la punir avec la ceinture , mais grand-père ne lui faisait jamais vraiment mal . Grand-mère s'en était toujours magnifiquement sortie et après chaque prestation son mari lui disait combien ça aurait coûté en maison (...)"
14:58 Publié dans lu il y a peu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mal de pierres, milena agus, érotisme
27.02.2008
Mal de pierres
" Grand-mère connut le Rescapé à l'automne 1950.C'était la première fois qu'elle quittait Cagliari pour aller sur le continent . Elle approchait des quarante ans sans enfants , car son mali de is perdas , le mal de pierres , avait interrompu toutes ses grossesses .On l'avait donc envoyée en cure thermale , dans son manteau droit et ses bottines à lacets , munie de la valise avec laquelle son mari , fuyant les bombardements , était arrivé dans leur village ."
Mal de pierres
de Milena Agus
La critique [evene]

par Cécile Quéniart
Pour son deuxième roman - le premier traduit en français -, Milena Agus livre un véritable petit (par le nombre de pages) bijou, doré à l'or fin. Cette auteur italienne qui aime dire de sa famille qu'ils sont "sardes depuis le paléolithique", vit, travaille et écrit en Sardaigne. C'est également là qu'elle situe son drôle de roman, 'Mal de pierres', au titre aussi énigmatique que son héroïne. Celle-ci souffre de calculs rénaux, mais c'est l'arbre qui cache la forêt. A presque trente ans, elle n'est toujours pas mariée, autant dire une presque vieille fille en ce début des années quarante. Pourtant, un prétendant un peu plus motivé que les autres finira par l'épouser, mais sans amour, ni d'un côté ni de l'autre. Et puis on comprend petit à petit, au détour d'un mot plus explicite que les autres, qu'elle est un peu "dérangée", à côté de la plaque, fantasque. Loin de faire d'elle une marginale, ce mal la rend attachante, bouleversante de sensualité et de justesse retenue, car celle qui voit dans l'amour "la chose la plus importante" finit par le trouver, et c'est cette histoire qu'elle écrit dans un petit cahier noir à tranche rouge, retrouvé par sa petite-fille, narratrice de toute cette saga familiale.
Avec une liberté de ton et une écriture délicieusement irrévérencieuse, Milena Agus dresse un portrait de femme sensible, sans cesse tiraillée entre la raideur d'une société conventionnelle et la légèreté avec laquelle elle semble avoir réenchanté sa propre vie. Jusqu'à la dernière page, Milena Agus entretient le mystère de cette femme à travers un récit à deux voix - celle de l'héroïne et celle de sa petite-fille -, mais "que pouvons-nous savoir, vraiment, même des personnes les plus proches" ?
Et avec mes mots à moi ?
Je n'ai jamais aimé rendre copie sur un texte , un poème , un livre , un film . Pourtant je suis indéniablement une "littéraire" . Au sens ou ( avec accent mais je n'ai jamais trouvé l'astuce sur le clavier ) mon plaisir , ma douleur , ma perception du monde , passent par les mots , exigent d'être mis en mots .
J'ai aimé follement ce livre , cette femme "toujours en décalage , toujours à contretemps, toujours à côté de sa propre vie " . Ce "mal de pierres" , c' une jolie métaphore vivante , la folle tristesse de cette femme qui se manifeste physiquement par des calculs rénaux , ce mal d'être qui se manifeste par ce mal au corps ... je connais bien , je suis une migraineuse de la vie .
11:45 Publié dans lu il y a peu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : milena agus
25.02.2008
Le nom des coquillages
Je viens de refermer , non sans avoir rouvert et relu un peu , plusieurs fois , Le nom des coquillages d'Anthony Doerr . C'est un livre saisissant , envoûtant . J'ai été transportée dans des paysages magnifiques à la végétation luxuriante , végétation terrestre et marine , peuplées de faunes étranges , insolites . J'ai été agréablement submergée de noms inconnus , savants ( et non assommée ! ) , mais j'ai aussi été transportée douloureusement dans des paysages désolés , ravagés , ruinés par la guerre .
C'est un recueil de 8 longues nouvelles se déroulant soit en Afrique soit dans le Montana ou encore dans l'Ohio .
Les descriptions de lieux ne sont pas superflues , elles viennent aider à la compréhension psychologique des personnages .
Ce livre est tellement beau , j'en perds mes pauvres mots , je ne sais pas vous l'exposer . Je me suis sentie vivre , palpiter , souffrir , en le lisant .
Lisez .
p227
"Elle était en train d'apprendre que dans sa vie , tout _ santé , bonheur , et même l'amour _ dépendait du paysage . Les climats intérieurs étaient indissociablement liés aux climats extérieurs . "
14:05 Publié dans lu il y a peu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anthony doerr, littérature
29.01.2008
Frédéric Beigbeder
Frédéric Beigbeder est né à Neuilly-sur-Seine en 1965, d'une famille d'origine béarnaise. Ancien publicitaire, critique littéraire, auteur et éditeur.
Il aime la provocation légère autant que l'autocritique.
Beigbeder apprécie les histoires folles, qui mettent en scène des héros qui lui ressemblent : dérangés, hédonistes, angoissés, en pleine remise en cause. Sous une apparence d'humour et de frivolité se cache un redoutable satiriste et un fin observateur du monde contemporain. Il est aujourd'hui l'un des romanciers français les plus traduits dans le monde.
L'action de Windows on the World se déroule lors des attaques du 11 septembre 2001 sur le World Trade Center, à New York, et relate en particulier les derniers moments des clients du Windows on the world, le restaurant éponyme qui se trouvait au sommet de la tour nord.
( extrait de Wikipédia )
J'ai lu Windows on the world de Frédéric Beigbeder . L'auteur s'imagine emprisonné , avec ses deux gamins , dans le World Trade Center en flammesl, le 11 septembre 2001 ...
Frédéric Beigbeder présente son livre ainsi :" Vous connaissez la fin : tout le monde meurt. Dans un instant, au Windows on the World, une grosse portoricaine va se mettre à crier. Un cadre en costume-cravate aura la bouche bée. "Oh my God". Deux collègues de bureau resteront muets de stupéfaction. Un rouquin lachera un "Holy shit !" La serveuse continuera de verser son thé jusqu'à ce que la tasse déborde...» Le seul moyen de savoir ce qui s'est passé dans le restaurant situé au 107e étage de la Tour Nord du World Trade Center, le 11 septembre 2001, entre 8 h 30 et 10 h 29,... ".
J'y ai appris la signification du mot "bobo" : bourgeois-bohème .Celle de S.O.S aussi , pardon pour mes lacunes ! save our souls .
p159 j'ai pris le mot "lucre" pour une perle , mais non, mon Petit Larousse illustré connaît ce mot commun littéraire : profit recherché avec avidité .
C'est un roman un peu fouillis mais plein de phrases bien senties , comme par exemple : " Les adultes seuls ont le droit d'abandonner leurs enfants " ...
Je n'aimerais pas partager la garde des enfants avec ce père divorcé , névrosé , faible , irresponsable ... mais le récit est truculent !
10:50 Publié dans lu il y a peu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : World Trade Center, attentat

















